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Biotope

Est-ce que parce que l’ortie vit sur des milieux organiquement riches qu’elle abrite une faune si variée, ou est-ce à cause de la protection qu’elle offre à ses hôtes que ceux-ci l’ont choisie ? Les deux sans doute !

Les orties poussent sur les terres humifères et légères. On les rencontre dans les haies, les chemins, les environs de villages, les coupes de bois, dans les champs et les jardins bien gfumés, sur les lieux où le bétail à longtemps séjourné, autour des fumiers, des composts. Elle suit l’homme partout où il va, ele nous indique avec précision les lieux fréquentés par nos aîeux. Elle est qualifiée de plante rudérale, c’est-à-dire qu’elle pousse fréquemment sur lesdécombres. Partout où nous provoquons une quelquonque accumulation de matière organique, elle s’installe.
Elle aime les sols frais et légers, l’ensoleillement lui semble indifférent. Elle supporte tous les sols, et sa seule véritable exigeance semble être la présence de matières organiques fraîches. Elle fait partie des groupements végétaux “nitrophiles”, parmi lesquels on trouve les rumex, chénopodes, circes …

Biotope ecosystème de l'ortie

Biotope ecosystème de l’ortie

Ecosystème

L’ortie ne pousse jamais seule, mais en grands massifs compacts, à l’abri desquels s’installe une myriade d’insectes. Elle forme à elle seule de véritables petits écosystèmes où pullulent ravageurs et ravagés, consommateurs et prédateurs. Pas moins de 30 espèces lui sont inféodées. Cela signifie qu’elles disparaîtraient si la plante venait à être éradiquée. Les scientifiques ont récences 120 espèces vivant, peu ou prou, sur l’ortie.
Peu de plantes peuvent prétendre attirer autant de monde, il est aisé de comprendre l’importance primordiale de l’ortie dans l’équilibre biologique d’un milieu.

Pourquoi pique-t-elle ?

On a longtemps cru que l’ortie libérait au contact de la peau de l’acide formique, ou des venins analogues à ceux de la vipère ou de l’abeille. En fait il s’agit d’un véritable cocktail chimique riche en histamine, formiate de sodium, sérotonine et acétylcholine.
Le produit en question est contenu, sous pression, dans un renflement à la base du poil. Ce dernier, souvent appelé dard, est en tout point comparable à une ampoule. Transparent et effilé, il est coiffé d’un petit renflement sphérique, qui se brise comme du verre (les poils sont imprégnés de silice). Au moindre frottement la “pointe de verre” se plante comme une aiguille dans l’épiderme, libérant le liquide urticant.
C’est l’histamine qui provoque les démangeaisons : songez qu’il ne faut que 1/10000 mg pour provoquer l’irritation et l’apparition de cloques.

Il y a pire ailleurs !

Si nos orties sont désagréables, certaines espèces d’urticacées tropicales sont carrément dangereuses.
“L’arbre de feu” (Laportea gigas) un arbre néotropical peut provoquer de oedèmes mortels. Urtica ferox, en Nouvelle-Zélande, Urtica stimulans de Java, ou Urtica baccifera qui pousse en Amérique centrale provoquent des démangeaisons qui peuvent durer plusieurs semaines.


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